Que peut-on attendre du paquet global de l’UE sur le développement durable ?

Ambitions du paquet global de l’UE sur le développement durable

Les principaux objectifs sont les suivants

Réduire les charges administratives et de mise en conformité, en particulier pour les petites et moyennes entreprises. Ce train de mesures a été élaboré en réponse à des plaintes, émanant notamment d’entreprises allemandes et françaises, qui estimaient que les lourdeurs administratives de l’UE nuisaient à leur compétitivité face à leurs concurrents extérieurs à l’Union.

Introduire la proportionnalité dans les cadres européens existants tels que la directive sur les rapports de durabilité des entreprises (CSRD) et la directive sur la diligence raisonnable en matière de durabilité des entreprises (CSDDD). Elle vise à garantir que les seuils et les exigences sont proportionnels à la taille des entreprises concernées, en se concentrant sur celles dont l’impact est le plus important.

Rationaliser et améliorer la clarté en harmonisant les délais de déclaration, les exigences en matière de données et les cycles de révision dans l’ensemble des règlements existants.

Maintenir l’ambition de lutter efficacement contre le changement climatique et, en effet, améliorer l’efficacité de la réglementation en facilitant sa mise en œuvre et son respect.

Qu’est-ce qui va changer dans le cadre du paquet global de l’UE sur le développement durable ?

Le paquet initial de propositions a été publié en février 2025. Les États membres ont été invités à adopter des lois locales pour mettre en œuvre la directive avant la fin de l’année. D’autres mesures sont encore en discussion et ces négociations se poursuivront jusqu’à la fin de l’année.

D’une manière générale, trois domaines principaux seront modifiés.

  1. Champ d’application de la CSRD
    Seules les entreprises de plus de 1000 employés (et 450 millions d’euros de chiffre d’affaires ou 25 millions d’euros d’actifs) seront tenues deprésenter un rapport dans le cadre de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD).
    Le nombre d’entreprises concernées passerait ainsi de près de 45 000 dans le cadre de la directive initiale à seulement 10 000.
    Les délais de mise en œuvre pour la deuxième et la troisième vague d’entreprises concernées sont repoussés à 2028.
  2. Diligence raisonnable à l’égard de la chaîne d’approvisionnement (CDDCA)
    La conformité est désormais reportée d’un an (de 2027 à 2028) et les rapports ne concernent plus que les fournisseurs directs, et non plus l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, à moins que des risques particuliers ne soient identifiés. Enfin, la fréquence des rapports est désormais requise tous les cinq ans, au lieu d’une fois par an.
  3. Taxonomie de l’UE et tarifs du carbone (CBAM)
    La déclaration de lataxonomie de l’UE est désormais facultative pour les petites entreprises. De même, les entreprises qui importent moins de 50 tonnes par an sont exemptées du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM). Cette exemption concerne 182 000 des 200 000 entreprises initialement couvertes par le CBAM, au motif que les entreprises restantes représentent 99 % des émissions du système.

Si le paquet a été bien accueilli par l’ensemble des entreprises, il a également fait l’objet de critiques. De nombreux écologistes ont considéré les mesures comme une atténuation de l’impact des réglementations initiales.

Par ailleurs, certains économistes et analystes d’entreprise ont suggéré que les normes et exigences universelles en matière de développement durable offraient aux entreprises européennes des avantages concurrentiels. D’autres estiment que le manque de transparence et la fragmentation de la réglementation résultant du paquet nuiront à l’investissement et à l’allocation optimale des capitaux, et que la taille des entreprises n’est pas un facteur déterminant dans la lutte contre les risques créés par le changement climatique.

Le paquet final est toujours en discussion, comme indiqué, et on ne sait pas si ces critiques affecteront le résultat.

Que doivent faire les entreprises pour se préparer au paquet “développement durable” de l’UE ?

Pour les petites entreprises, ces changements peuvent être perçus comme un soulagement bienvenu, mais se détourner complètement du développement durable serait faire preuve d’un manque de perspicacité. Les investisseurs, les clients et les partenaires de la chaîne d’approvisionnement continuent d’exiger de la transparence, et les rapports volontaires peuvent instaurer la confiance, améliorer l’efficacité et réduire les risques à long terme.

Pour les grandes entreprises, la rationalisation des rapports et l’harmonisation seront précieuses. Mais les mesures qu’elles auront déjà prises pour faire face à la réglementation précédente resteront également importantes. Elles devraient :

  • Continuez à vous conformer aux exigences actuelles de la CSRD et de la CSDDD jusqu’à ce que les nouvelles règles soient confirmées. Celles-ci ne disparaîtront pas, de sorte que le travail que vous avez déjà accompli dans ce domaine restera nécessaire.
  • Restez informé sur le processus. Les changements définitifs doivent encore être décidés. Et la mise en œuvre locale peut varier d’un État membre à l’autre.
  • Investissez stratégiquement dans l’infrastructure de reporting ESG. Les systèmes de données sur l’énergie et le carbone de qualité d’audit, tels que EnOS™ Arkaident les organisations à se préparer à l’évolution des exigences avec un minimum d’efforts supplémentaires.
  • Rester prêt à faire face à de nouveaux changements. L’augmentation rapide des risques climatiques au cours des dernières années a entraîné des changements réglementaires considérables. Les plateformes numériques qui peuvent s’adapter rapidement, comme EnOS™ pour une intégration transparente des données entre les appareils, réduisent les risques de nouvelles obligations soudaines.
  • Soyez proactifs plutôt que réactifs. La transition énergétique est plus qu’une réglementation, c’est une opportunité commerciale. Les pionniers bénéficieront d’avantages en termes de réputation, d’exploitation et de compétitivité.

Quelle est la prochaine étape ?

Le paquet global de l’UE sur le développement durable est conçu pour simplifier la mise en conformité, mais il ne change pas la direction fondamentale du voyage : les entreprises devront prouver leur transparence, leur résilience et la réduction de leurs émissions dans les années à venir.

C’est pourquoi les entreprises devraient considérer ce paquet moins comme une détente que comme une occasion de se préparer. Construisez dès maintenant des systèmes robustes, alimentés par l’IA. À partir de EnOS™ pour une intégration complète des données, à EnOS™ Ark pour la gestion et l’optimisation de l’énergie à l’échelle du portefeuille, garantit la conformité dès aujourd’hui et pérennise les modèles commerciaux de demain.

Le paysage réglementaire peut évoluer, mais le risque climatique est constant. Les entreprises qui adoptent la numérisation pour la décarbonisation ne se contenteront pas de rester conformes, elles réaliseront également des économies, gagneront la confiance des investisseurs et renforceront leur position concurrentielle dans le cadre de la transition énergétique.